Retour sur la semaine d'animations Causes communes qui a rassemblé les jeunes de l'école de devoirs Assisa, de l'IPPJ Fraipont et de l'IPPJ Saint-Servais.
Nous sommes le mardi 28 avril en début de journée, par un temps printanier et lumineux. Cette semaine, les jeunes de l'IPPJ Fraipont, de l'école de devoirs Assisa, et de l'IPPJ Saint-Servais se sont donné rendez-vous chez les premiers cités pour une série d'animations dans le cadre du projet Causes communes. Au programme : apprendre à se connaître, partager quelques jours ensemble, créer et s'exprimer de manière collective.
Dès que j'arrive sur place, par l'entrée principale des visiteurs de l'IPPJ de Fraipont, j'aperçois une fresque au loin, qui reprend le nom 'Causes communes'. Elle prend place sur un bâtiment annexe, non loin du château. En avançant, je me rends compte que cette fresque n'est pas encore finie et que trois personnes se trouvent juste devant la réalisation. Il s'agit de Marc, éducateur à l'IPPJ Fraipont, Eva, stagiaire au C-paje, et Julien. Avec Laurie et les accompagnants des structures participantes au stage, ils ont prévu ensemble une série d'animations et d'activités que je vous propose de découvrir dès à présent.
Une fois tous les jeunes arrivés sur place, on forme trois groupes, qui prendront chacun part à un atelier auquel il n'avaient pas participé la veille. Le premier groupe ira avec Julien et Eva pour poursuivre la fresque et réaliser des graffitis, le second construira des présentoirs en bois pour téléphone avec Marc, et le dernier s'enfoncera dans les bois environnants avec Laurie pour continuer la construction d'une grande cabane en bois.
Du côté du groupe qui accompagne Julien, les filles d'Assisa se proposent directement pour poursuivre la fresque. Après avoir réalisé l'inscription 'Causes communes' la veille, il faut désormais réaliser le graffiti 'Fraipont'. Bombes de peinture en main, elles réalisent des lettres de toutes les couleurs : mauve, bleu, jaune... Pendant ce temps-là, le reste du groupe réalise des graffitis au posca sur des plexis. Et on tourne rapidement, afin que chaque jeune puisse s'essayer tant à la fresque murale qu'au travail sur plexi. On met un peu de musique aussi. On discute, on rigole, les groupes finissent par se mélanger.
Non loin de là, dans le local de Marc, les jeunes sont en train de fabriquer les structures en bois qui leur permettront prochainement de déposer leur téléphone portable. On scie, on découpe, on assemble. Et on réalise aussi les fonds, en dessinant d'abord les contours puis les remplissant de couleurs. Certains veulent représenter des héros de manga, d'autres veulent représenter un drapeau, ou faire passer un message de soutien à une cause. Comme la pastèque, signe de soutien à la Palestine.
Dans le groupe qui s'est enfoncé dans les bois, à l'arrière du grand terrain de foot, l'heure est à la recherche de gros morceaux de bois, afin de poursuivre la construction de la grande cabane en bois entamée la veille. Il faut ensuite les attacher solidement, à l'aide de cordes, pour faire tenir la structure. Cela demande à la fois d'observer son environnement pour trouver du bois adéquat, et de travailler de manière coordonnée, afin d'obtenir une structure qui tienne. Puis, être en pleine nature, cela fait du bien, loin du bruit de l'activité humaine. On entend les oiseaux, le souffle du vent dans les feuilles des arbres. On a le temps de discuter, d'évoquer nos galères, de se trouver des points communs.
Après avoir mangé un sandwich et bu de la soupe pour le midi, il est temps d'aller faire une grande balade. Les environs de Fraipont s'y prêtent bien : la nature est magnifique, les villages sont pittoresques. Pour l'occasion, Marc a préparé un jeu de piste, dans ce coin qu'il connaît comme sa poche. De quoi pimenter gaiement la balade. Chaque point d'intérêt comporte sa petite énigme. Qu'est ce qui t'appartient et que tout le monde utilise ? Ton prénom, bien sûr, trouvent rapidement les jeunes.
En marchant, on découvre ensemble la région, particulièrement verte à cette période de l'année. On descend d'abord, direction la vallée, et on croise toutes sortes d'animaux, même exotiques, comme les lamas. Une fois en bas, dans le village, il faut remonter jusqu'à l'IPPJ, au sommet de la colline. Il commence à faire chaud, aussi. Mais Laurie a tout prévu : un petit ravitaillement avant de remonter !
Une fois de retour à l'IPPJ, la fin d'après-midi pointe le bout de son nez. On a encore le temps de discuter un peu, boire un soda ensemble, avant de découvrir la réponse aux différentes énigmes. Il est temps ensuite de se dire au revoir et de se donner rendez-vous pour le lendemain, pour de nouvelles aventures Causes Communes.